"Respirer c'est vivre, bien respirer, c'est bien vivre"

Présentation



Tout ce qui est décrit dans ce blog est lié à ma propre expérience, je ne suis pas médecin mais une patiente victime de l'ENS (Empty nose syndrome),  c'est une affection iatrogène rare, il est la conséquence d'un acte médical.

 

  

"La douleur chronique détruit l'individu physiquement, psychologiquement et socialement."

 


Le livre de Christopher Martin :

"Having nasal surgery ? Don't you become an Empty Nose Victim"

voir l'image en taille réelle  

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Syndrome du nez vide - Turbinectomie

  

 Je cite via l’institut du nez :                              

"L'existence de récepteurs sensitifs au flux aérien, situés dans les fosses nasales explique la discordance entre la sensation de nez bouché et l'absence d'obstacle sur la voie aérienne. Ces thermo-récepteurs, situés au niveau du vestibule narinaire, sont à l'origine de la sensation de confort nasal et de la régulation du cycle nasal.
Le cerveau interprète cette reduction de stimulation des recepteurs muqueux comme une obstruction nasale, et la compense par une hyperventilation pulmonaire invalidante.
De plus, la perte des fonctions de filtrage, rechauffement et humidification des cornets inférieurs est responsable d'une baisse de la qualité de l'air inspiré, ce qui altére les echanges gazeux alveolaires"
  

 

Le terme «syndrome du nez vide» a été crée dans les années 1990 par le Dr EB Kern qui était à l'époque chef du service ORL à la clinique Mayo dans le Minnesota, aux USA. Lui et ses collègues ont commencé à remarquer que de plus en plus de patients qui avaient subi une turbinectomie semblaient présenter des symptômes d'obstruction nasale et d'essoufflement, une sécheresse nasale, sécheresse de la bouche et de la gorge, une sécheresse oculaire, un sommeil peu profond, la diminution de l'odorat, des difficultés de concentration, une pression artérielle élevée ou instable, de la tachycardie et bien souvent la dépression clinique causée par les multiples douleurs et les difficultés respiratoires.  Le scanner de ces patients montraient qu'ils avaient une très large filière aérienne, ils appelèrent cela "Empty Nose Syndrome". Le Dr. Kern a donné une série de conférences sur l'ENS, et plus tard a résumé ses conclusions dans un article médical 

 

 

 

 

Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 18:53


Définition du mot "syndrome"

 Ensemble de symptômes caractéristiques d’une pathologie ou d'une affection


Le syndrome du nez vide, conséquence
 de la turbinectomie  entraîne une souffrance physique invalidante mais s'y ajoute aussi la souffrance morale ; très souvent les medecins ne comprennent pas pourquoi vous ne respirez pas mieux alors que les cavités nasales sont grandes ouvertes.
Il faut bien savoir que lorsque l'on enlève trop de muqueuse, c'est comme si on enlevait le filtre à air d'un moteur et son radiateur, toute la mécanique va s'ouffrir et la voiture  finira par tomber en panne.
Le nez est un organe sensoriel  encore mal compris, il a pourtant un rôle important sur de nombreuses  autres fonctions du corps

Quels sont mes principaux symptômes

- Maux de gorge, sensation de brûlure, pharynx très sec
- Nez très sec, mucosités très epaisses dans l'arrière gorge
- Essoufflement
- Sommeil perturbé
- Maux de tête violents au niveau des tempes
- Mal aux yeux
- Les changements de température sont difficiles à gérer car le nez ne peut plus s'adapter à ces variations
- Et je dirais le plus invalidant la très grande fatigue qui empêche de vivre normalement, par manque d'energie et  de concentration, la vie sociale en est très perturbée


Le premier paradoxe du SNV est d'avoir le nez bouché comme si vous aviez un corps étranger à l'interieur alors que c'est tout le contraire, il y a désormais trop de place, et pour combler ce vide, il faut mettre des morceaux de coton, ce qui atténue un peu les douleurs mais ne remplace pas les cornets.
Le deuxième paradoxe est que la fatigue quotidienne, la douleur, vous empêchent de dormir, la position couchée est terrible, j'ai entendu souvent  "va te reposer si tu es fatiguée", comment faire comprendre qu'on ne peut pas, c'est comme si vous disiez à un sportif qui vient de faire un effort d'aller se coucher alors qu'il n'a pas repris son souffle, la respiration est rapide. Dans le syndrome du nez vide, elle est rapide durant toute la nuit...

L' ORL qui m'a diagnostiquée le SNV m'a dit que tout ça s'attenuerait  avec le temps,  et bien je peux dire aujourd'hui, que c'est impossible, mes cornets ne repousseront pas, quand un doigt a été sectionné, le réseau arteriel et nerveux est détruit, il ne repoussera jamais, c'est la même chose pour les victimes du SNV. Comme tant d'autres l'ont témoigné, c'est de la survie, j'ai beaucoup appris sur le forum emptynosesyndrome.org et me suis servie de pas mal de conseils pour faire face, il faut bien se rendre à l'evidence dans ce syndrome il faut surtout s'aider soi-même et glaner des informations ici ou là, et combien de personnes ne sont pas diagnostiquées ?

La medecine n'est pas une science exacte, elle est pratiquée par des hommes,  chaque patient est unique, à chacun de peser le pour et le contre avant d'envisager ce type d'intervention.




Par kikiat
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 19:16

"Les cornets sont les gardiens des poumons "

 Leurs fonctions


Sur les côtés latéraux nous possedons trois cornets qui offrent une résistance à l'écoulement de l'air et le dirigent vers l'epithelium  olfactif en haut.

Les cornets jouent un rôle majeur dans le processus respiratoire. Une résection excessive de cornets (turbinectomie) peut conduire au syndrome du nez vide (SNV), également connu sous le nom de Empty Nose Syndrome (ENS).

L'organe voméronasal, situé en arrière sur le septum, a un rôle dans la détection de phéromones

Les cellules ciliées et le mucus sur les parois éliminent de l'air circulant la poussière et les germes. Les cils repoussent le mucus vers le pharynx, où il sera dégluti.



Rôle des cornets dans le système respiratoire


Illu nose nasal cavities.png
                     







Les cornets sont une superposition d'os longs, étroits et courbes (en forme de coquillage étiré), recouverts d'une épaisse couche de tissu, très vascularisée, érectile et glandulaire.

Ils sont placés latéralement dans les cavités nasales et s'enroulent de façon médiale et vers le bas à l'intérieur des voies respiratoires nasales.

Il existe 3 paires de cornets. Une paire de cornets dispose d'un cornet dans chacune des 2 cavités nasales. Les deux cavités nasales sont séparées par la cloison nasale appelée septum.

Cela signifie qu'il y a 3 cornets dans chaque cavité nasale :

·     le cornet inférieur : le plus grand, aussi long que l'index d'une main ;

·     le cornet moyen : aussi long qu'un auriculaire ;

·     le cornet supérieur : très petit.

Les cornets maintiennent le plus gros de la respiration fonctionnelle ainsi que le tissu muqueux du nez.


Ils disposent d'un réseau d'approvisionnement sanguin (deux systèmes artériels importants :  système carotidien externe, système carotidien interne) et nerveux très riche qui leur donne des capacités , de turgescence et de décongestion, en réponse aux conditions climatiques et aux besoins sans cesse fluctuants du corps.

Par exemple, si une personne doit soudainement se mettre à courir pour éviter un danger, les cornets vont automatiquement se rétrécir, permettant ainsi une plus grande absorption d'air à chaque inspiration.

D'un autre côté, si une personne essaie de se reposer dans un environnement froid et sec, les cornets vont gonfler afin de fournir une surface muqueuse d'exposition à l'air plus importante, garantissant ainsi que tout l'air aspiré par le nez traverse ces tissus et soit suffisamment réchauffé (ajustement à la température corporelle), humidifié (jusqu'à 98%) et filtré.

Le filtrage est assuré par une couche mince appelée « épithélium alvéolaire » qui recouvre le tissu érectile des cornets, lui-même appelé « couche endothéliale » ou « lamina propria ».



Cette couche est faite de cellules à gobelet qui secrètent le mucus destiné à recouvrir les cavités nasales et transportent le sérum lymphatique contenant des agents anti-bactériens et anti-viraux et jouant un rôle majeur dans la première ligne de défense respiratoire du corps.

Toutes les particules aéroportées de plus de 2 à 3 micromètres restent emprisonnées dans le mucus et sont neutralisées par le sérum lymphatique. L'ensemble du mucus produit ainsi que les déchets sont périodiquement propulsés vers l'arrière du nez jusqu'à ce qu'ils soient avalés par la gorge au niveau du nasopharynx.

Le mucus est entraîné vers la gorge par la couche supérieure de l'épithélium alvéolaire, garnie de cils.

Cette couche ciliaire est semblable à un tapis de millions de cils microscopiques qui piègent les irritants aériens et les propulsent vers le nasopharynx à la façon du mouvement d'une vague.

Si le mucus est suffisamment dilué et que le nez n'est pas trop sec, on ne sentira même pas que l'on est, de fait, en train d'avaler du mucus de manière permanente. Une personne en bonne santé avale en moyenne 0,65 litre de mucus par 24 heures.

Si les cils sont endommagés ou paralysés, comme lors d'une infection nasale, le mucus devient épais et jaunâtre (purulent)s'accumule dans les fosses nasales, voire dans les sinus. Dans les cas de sécheresse sévère, le mucus sèche dans le nez et forme des croûtes douloureuses.

Les cornets divisent les voies respiratoires nasales en 3 passages aériens semblables à des sillons, les méats inférieur, moyen et supérieur, forçant ainsi l'air à s'écouler selon un modèle constant et équilibré autour de la plus grande surface possible de cils et de tissu.

Grâce à eux, le flux d'air est turbulent. Ainsi, il rencontre une surface suffisante de tissu muqueux et il est nettoyé, réchauffé et humidifié. Cela permet d'éviter que la gorge et les poumons ne soient submergés d'air sale, froid et sec. Les cornets sont également riches de récepteurs nerveux sensibles au flux aérien (liés au circuit nerveux « trigéminé », le cinquième nerf crânien). L'absence de cornet peut d'ailleurs causer une sensation d'obstruction nasale connue sous le nom de " obstruction paradoxale ". Ces récepteurs nerveux détectent la pression et la température et aide ainsi, par un mécanisme encore inconnu, à l'activation des récepteurs d'odeurs situés dans les régions supérieures du nez. Les cornets inférieurs sont les plus grands des cornets et sont les principaux tissus humidifiants, réchauffants, filtrants et orienteurs du flux aérien.

La majeure partie du flux d'air inhalé voyage dans le méat moyen, entre les cornets inférieurs et les cornets moyens.

Les cornets moyens sont plus petits et se projettent vers le bas à partir des sinus ethmoïdes. Ils abritent l'orifice du sinus maxillaire et du sinus ethmoïdal et agissent comme des tampons d'air pour que les sinus ne soient pas en contact direct avec le flux d'air pressurisé nasal.

La partie supérieure de la fosse nasale est parcourue par les fibres nerveuses issues du bulbe olfactif.


Ci-dessous, ce que voit le medecin : cornets moyen et inférieur gauche, quand l'air entre dans le nez, il est filtré, nettoyé, réchauffé, humidifié avant que celui-ci n'arrive dans le pharynx, le larynx, la trachée et enfin dans les poumons, trop de cornets réséqués et toutes ces fonctions  ne seront plus assurées, tout le système respiratoire et nerveux s'en trouvent alors très perturbés



 



Pour finir une vidéo de l’ anatomie nasale

 

On y voit la cloison, la vascularisation, les os et cartilages, le bulbe olfactif, les cornets, les nerfs,  sinus





 

 

 

Par kikiat
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 19:27


http://www.emptynosesyndrome.org/whatisens.fr.html


Effets à long terme

"Il a été montré que les symptômes du SNV peuvent conduire à long terme à la rhinite atrophique, une sécheresse nasale extrême qui provoque l'atrophie du tissu nasal restant. Il y a aussi un fort risque de maladie cardiovasculaire et métabolique dû au stress prolongé et aux troubles du sommeil. L'impuissance et des problèmes de prostate peuvent aussi survenir chez les hommes.

Parce que le tissu turbinal ne se régénère pas, les personnes atteintes du SNV devront endurer tous ces symptômes jusqu'à ce que l'on trouve un moyen de replacer le tissu de cornet, enlevé sans discernement."

Comment faire face ?

Utilisation quotidienne, en particulier juste avant d'aller me coucher d'un appareil comme "SINUPULSE"  qui va nettoyer en profondeur et humidifier : le remplir avec 500 ml d'eau et une cuillère à café de sel de guérande, j'ai essayé la glycerine, l'huile de sésame mais ça ne marche pas pour moi, la seule technique (j'en ai essayé d'autres...) qui attenue un peu la secheresse est la mise en place de cotons enroulés (dans la journée) que je change toutes les 2, 3 heures.

La sensation d'etouffement et les ronflements durant le sommeil ont disparu grâce à l'utilisation d'un appareil à pression positive avec humidificateur intégré, mais surtout grâce à mon pneumologue ;  aujourd'hui , je n'imagine même pas dormir sans ma PPC ; seul bémol, c'est assez bruyant, surtout pour le conjoint.

Restent les douleurs de la gorge, les maux de tête parfois très violents, l'essoufflement, la fatigue, et pour ça, je n'ai pas de solution hormis avaler du paracetamol, les autres antidouleurs (prescrits dans un centre antidouleur) m'ont donné trop d'effets secondaires. 

A éviter surtout :

l'utilisation de vasoconstricteurs et cortisone nasale, conseil que m'a donné un grand professeur, qui ne feraient qu'agraver la secheresse.


Faire face à l'indifference et à l'incompréhension...

Depuis l’intervention par radiofrequence, il y a près de deux ans, je dois dire que l’incompréhension des médecins face à ce syndrome me déroute toujours autant . Avoir à se justifier,  alors que personne ne mesure le degré de notre souffrance, est épuisant. J’ai même vu un ORL qui m’a dit que si j’en étais arrivée là, c’était de ma faute, qu’il ne fallait pas que je touche à mes cornets...
 Nous faire culpabiliser, c'est un moyen de défense comme un autre . 

Bien sûr que la profane que je suis, ne pouvait pas savoir que les cornets avaient un rôle si important, je n’étais pas du genre à aller consulter des livres de médecine et je pensais bêtement que c’était comme enlever des amygdales ou des végétations…

Tout est devenu compliqué et pas seulement pour moi, la famille en profite aussi. Difficile de sortir ou voir des amis parce qu'on a mal, parce qu'on est essoufflé, difficile de leur expliquer qu'on doit rentrer parce qu'on est fatigué,  alors faire des projets... Jai 48 ans et certains jours, j'ai l'impression d'en avoir 80...
Par kikiat
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 20:08


"130 patients ont été suivis et traités dans le service d'oto-rhino-laryngologie du Centre Hospitalier Universitaire de Casablanca entre 1983-1998. Le diagnostic est essentiellement clinique. Le traitement est d'abord médical puis seulement 115 patients ont été opérés par méthode d'Eyries avec mise en place en sous-muqueuse de bâtonnets d'acrylic. Les résultats sont jugés bons dans 67 % des cas, moyens dans 22 % des cas et mauvais dans 11% des cas".  
http://cat.inist.fr

Les questions à se poser :

Si dans quelques mois, quelques années, il y a rejet que se passera t-il ?
J'ai aussi un peu de mal à comprendre pourquoi cette intervention est si peu pratiquée en France.
La radiofréquence était sans danger, pourtant je fais partie de ces mauvais cas....
Il faut espérer que la recherche avance pour nous permettre de retrouver le confort d'une respiration normale.

Par kikiat
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 12:36



Respiration normale, air purifié, muqueuses normales





 SNV, air sec,  muqueuses sèches, atrophiées

Par kikiat
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 09:00
Par kikiat
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 14:35

 

 

Depuis des années j’ai le nez bouché. La  cause : une rhinite chronique ; on me prescrit des vasoconstricteurs qui n’arrangent rien à mon problème, bien au contraire ; ces produits sont dangereux mais je n’en sais rien, je suis jeune et je ne lis pas les notices,  d'ailleurs à l'époque, on peut s’en procurer sans ordonnance.  C’est un cercle vicieux. J’opte finalement pour la cautérisation, sous avis médical. Les mois suivants, ma respiration est de plus en plus difficile, surtout du côté droit, seconde cautérisation un peu plus tard sous laser, pas d’amélioration. On me conseille de prendre d’autres avis.

Je  consulte trois autres ORL, l’un veut m’opérer des végétations (qu'on m'a enlevées à l'âge de trois ans), le second  veut me faire une « septoplastie- turbinectomie » sous anesthésie générale ( mise en place de mèches,  plaques et 5 jours d’hospitalisation). Selon lui, ma cloison serait déviée, le souci, c’est qu’elle ne l’est pas... Le troisième  veut aussi m’opérer,  je refuse catégoriquement. Je n’avance pas, j’ai toujours le nez bouché du côté droit, des écoulements, je dors mal et toujours pas de solution. Finalement une amie me conseille de consulter  son ORL dont elle est ravie, il me dit que mes cornets sont énormes, il me met en confiance en m’expliquant que cette technique est la meilleure et surtout qu’elle est inoffensive, cette fois,  je suis convaincue…

Une première séance de radiofréquence en décembre 2007.

Sur le coup, tout se passe bien, aucune douleur puisque l’on est endormi localement. Je rentre chez moi avec une ordonnance de Sinomarin, huile goménolée et Aturgyl.

Deuxième séance quelques semaines plus tard. À partir de là,  gros  problèmes : j’ai d’énormes croûtes, très sèches,  l’huile goménolée me brûle, prescription d’huile d’amande douce, j’ai des écoulements postérieurs très importants,  les maux de gorge et de tête s’intensifient,  je ne comprends pas ce qui m’arrive. C’est alors que  commence ma « descente aux enfers »…  J’ai de plus en plus de mal à respirer, je suis très essoufflée. Diverses choses me sont prescrites comme du sulfate d’Atropine, du Surfarlerm,  derinox… Je suis très mal. D’après l’ORL, j’ai un « boulevard » à l’intérieur du nez, autrement dit il ne comprend pas pourquoi je me plains.  Il fait froid, les écoulements sont épais,  je voudrais me moucher (surtout du côté droit)  mais je n’y  n’arrive pas ; cette sensation est nouvelle, et très perturbante. Je n’ai plus de sommeil profond, mon cerveau est en alerte permanente, mon cœur bat très vite surtout en position couchée,  les douleurs multiples sont insupportables, je suis essoufflée même quand je ne fais rien.

Il m’aura fallu  près de 6 mois pour comprendre ce qui m’arrivait jusqu’à ce qu’un ORL  pose enfin le diagnostic du SNV et m’explique à demi-mots, tant il est géné ; pour lui rien à faire, juste attendre… Attendre quoi ? Pas de traitement… Comment vivre sans  sommeil ? Avec ces douleurs ?

Je cherche sur internet,  des personnes qui se trouveraient dans mon cas ;  il existe peut-être d’éventuelles solutions susceptibles d’améliorer mon quotidien. Je découvre le forum « ENS », je fais connaissance avec d’autres personnes en France, en Belgique, en Argentine, aux Etats Unis ; je ne suis pas la seule à vivre le même calvaire, nous faisons partie  de ce pourcentage d’échecs … Ce qui devait nous permettre d’aller mieux nous empêche de vivre, c’est bel et bien  une amputation, seuls des implants peuvent remplacer les cornets manquants.

 

« Une turbinectomie ne devrait  jamais être pratiquée quand il y a écoulements postérieurs », ce n’est pas moi qui le dit mais le professeur que j’ai consulté par la suite…

Par kikiat
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 10:38

 

Turbinectomie : chirurgie de réduction ou ablation , le plus  souvent partielle des cornets

 

Radiofrequence : sous anesthesie locale, des ondes sont envoyées dans la sous muqueuse. En cicatrisant, les tissus vont alors se rétracter. Deux séances sont généralement nécessaires

 

Cautérisation : sous anesthesie locale, technique  qui consiste à l’aide d’un produit chimique ou d’un cautère  ou  du laser, à brûler un tissu malade
Par kikiat
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 20:13

 

Dans des conditions normales, la seule voie pour respirer est la voie nasale, la respiration buccale n’intervient qu’en cas d’efforts intenses.

Un adulte au repos respire de 12 fois à 15 fois par minutes, dans ce même temps son nez fitre 6 à 8 litres d’air, soit au minimum 360 litres par heure, environ 10 000 litres par 24 heures

La structure géométrique des fosses nasales est très complexe, le flux d’air est dirigé de manière bien spécifique obeissant à une loi physique, c’est pourquoi, il est primordial  de respecter cet équilibre pour ne pas en arriver à des situations irréversibles.

Il existe un cycle nasal physiologique normal, variable selon les personnes, où il y a alternativement congestion et décongestion d’un cornet par rapport à l’autre , les narines fonctionnent donc à tour de rôle. 



                                                                                                                                                                                                                                                                                  
                                   


 La muqueuse nasale est un tissu complexe parcourue par une grande quantité de vaisseaux sanguins et de nerfs. Elle interagit avec l’environnement, s’adapte aux conditions climatiques et constitue le vecteur principal de l’olfaction. Elle est chargée de protéger les voies respiratoires inférieures, grâce aux mouvements des petits cils qui la tapissent et du mucus qui éliminent poussières, microbes, allergènes...

Les fosses nasales sont chargées de la ventilation, de l’olfaction, de l’épuration et de la régulation des flux d’air, c’est dire que tout état pathologique empêchant la respiration par le nez n’est jamais anodin surtout quand il est permanent.

Par kikiat
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 13:49


Que vont devenir ces personnes jeunes qui ne peuvent plus travailler, dont la vie sociale est difficile, voire impossible, vivant avec un handicap qui n'est pas visible ?


Voici un témoignage ( traduction google)

link
Par kikiat
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 12:55



La turbinectomie est sujet à controverse, certains  pensent encore qu’enlever une partie des cornets que ce soit en cautérisant ou en opérant pourrait résoudre les problèmes d’obstruction nasale, enlever trop de tissus, c’est comme  se faire amputer d’une jambe pour une simple entorse à la cheville. 
 D’autres sont beaucoup plus
réticents ;  après mon expérience malheureuse, due à une méconnaissance des réelles fonctions du nez, par manque de communication et d’informations puisque je n’ai pas  jamais été  mise en garde clairement contre les risques encourus ,  je souhaiterais que mon témoignage apporte des réponses  sur un sujet de santé publique , le syndrome du nez vide  étant un véritable handicap pour nous et pour nos familles.

Si les cornets sont hypertrophiés, c’est qu’il y a une raison à cela, en découvrir la cause par des examens appropriés  et poussés est indispensable ; un simple examen visuel ne suffit pas pour établir
 un diagnostic, j'en suis la preuve aujourd'hui

 

 En réexaminant des groupes de patients qui avaient subi une turbinectomie inférieure totale, et alors que les chirurgiens s'attendaient à les trouver en bonne santé sur le long terme, Moore et al découvrirent que ce n'était absolument pas le cas :

« La turbinectomie inférieure totale a été proposée comme un traitement contre l'obstruction chronique des voies respiratoires nasales réfractaire à d'autres méthodes de traitement plus classiques. Elle a été régulièrement critiquée à cause de ses effets secondaires sur la physiologie nasale. Dans une étude, les patients qui avaient précédemment suivi une turbinectomie inférieure totale ont été évalués à l'aide d'un questionnaire très détaillé. Elle confirme que la turbinectomie inférieure totale entraîne une morbidité significative et devrait être condamnée.

 

 “Extended Follow-Up Of Total Inferior Turbinate Resection For Relief Of Chronic Nasal Obstruction”, G. F. Moore, T. J. Freeman, F. P. Ogren & A. J. Yonkers.

 

 

Par kikiat
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 09:54


"Primum non nocere"


 

Aucun ORL rencontrés, soit 5 à ce jour pour moi depuis le diagnostic  ne propose de réparer les dégats causés par le SNV et à l’heure où on arrive à greffer un visage, c’est hallucinant…

 Pourquoi ne pas se servir d’un tissu prélevé sur notre corps, graisse ou autre, sachant que ça se fait déjà en chirurgie réparatrice au niveau du visage ?

Notre principal problème est le sommeil, pourquoi ne pas  inventer une sorte de nez artificiel au moins pour la nuit, afin de rétablir le conditionnement de l'air qui ne se fait plus ? Ca existe déjà pour les trachéotomisés  Je suis sûre que des solutions sont possibles, il suffit de s'y interesser.

Je ne connais qu’un seul ORL en France qui propose une réparation, sur Paris.

Une seule étude au monde sur le SNV aux Etats Unis, rien en France…

Aucune aide pour gérér les douleurs et tout ça pour une intervention « bénigne », remboursée par la sécu.

Je suis simplement aller voir un spécialiste pour me faire soigner, dans la même salle d'attente, des femmes  étaient là, pour se faire retendre le visage. Sachant que la radiofrequence est aussi utilisée contre le relâchement cutanée, je me pose quelques questions... Voilà la médecine en 2009...

Le SNV peut apparaître plusieurs mois, années après la chirurgie, la sensation de sécheresse est le premier symptôme, puis les douleurs...

Il peut y avoir SNV même avec une turbinectomie partielle, avec de la radiofrequence,  la cautérisation.

Parce que ça peut arriver à n'importe qui.

"D'abord, ne pas nuire"

 

Par kikiat
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 12:06

On ne fait pas ce type de réparation en France

Ames sensibles, s'abstenir...


www.youtube.com/watch?v=n_VK8ImsksM


 



voir l'image en taille réelle


Par kikiat
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 12:08
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Traduction Google :

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 17:40

Clinique Mayo


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Par kikiat
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