"Les cornets
sont les gardiens des poumons "
Leurs fonctions
Sur les côtés latéraux nous possedons trois cornets qui offrent une résistance à l'écoulement de l'air et le dirigent vers
l'epithelium olfactif en haut.
Les cornets jouent un rôle majeur dans le processus respiratoire. Une résection excessive de cornets (turbinectomie) peut conduire au syndrome du nez
vide (SNV), également connu sous le nom de Empty Nose Syndrome
(ENS).
L'organe
voméronasal, situé en arrière sur le septum, a un rôle dans la détection de phéromones
Les cellules
ciliées et le mucus sur les parois éliminent de l'air circulant la poussière et les
germes. Les cils repoussent le mucus vers le pharynx, où il sera dégluti.
Rôle des cornets dans le système
respiratoire
Les cornets sont une
superposition d'os longs, étroits et courbes (en forme de coquillage étiré), recouverts d'une épaisse couche de tissu, très vascularisée,
érectile et glandulaire.
Ils sont placés
latéralement dans les cavités nasales et s'enroulent de façon médiale et vers le bas à l'intérieur des voies respiratoires nasales.
Il existe 3 paires de
cornets. Une paire de cornets dispose d'un cornet dans chacune des 2 cavités nasales. Les deux cavités nasales sont séparées par la cloison nasale appelée
septum.
Cela signifie qu'il y
a 3 cornets dans chaque cavité nasale :
· le cornet inférieur : le plus grand, aussi long que l'index d'une main ;
· le cornet moyen : aussi long qu'un auriculaire ;
· le cornet supérieur : très petit.
Les cornets
maintiennent le plus gros de la respiration fonctionnelle ainsi que le tissu muqueux du nez.
Ils disposent d'un réseau d'approvisionnement sanguin (deux systèmes artériels importants : système
carotidien externe, système carotidien interne) et nerveux très riche qui leur donne des capacités , de turgescence et de décongestion, en réponse aux conditions climatiques et aux besoins sans
cesse fluctuants du corps.
Par exemple, si une
personne doit soudainement se mettre à courir pour éviter un danger, les cornets vont automatiquement se rétrécir, permettant ainsi une plus grande absorption d'air à chaque
inspiration.
D'un autre côté, si
une personne essaie de se reposer dans un environnement froid et sec, les cornets vont gonfler afin de fournir une surface muqueuse d'exposition à l'air plus importante, garantissant ainsi que
tout l'air aspiré par le nez traverse ces tissus et soit suffisamment réchauffé (ajustement à la température corporelle), humidifié (jusqu'à 98%) et
filtré.
Le filtrage est
assuré par une couche mince appelée « épithélium alvéolaire » qui recouvre le tissu érectile des cornets, lui-même appelé « couche endothéliale » ou « lamina
propria ».
Cette couche est faite de cellules à gobelet qui secrètent le mucus destiné à recouvrir les cavités nasales et transportent le sérum lymphatique contenant
des agents anti-bactériens et anti-viraux et jouant un rôle majeur dans la première ligne de défense respiratoire du corps.
Toutes les
particules aéroportées de plus de 2 à 3 micromètres restent emprisonnées dans le mucus et sont neutralisées par le sérum lymphatique.
L'ensemble du mucus produit ainsi que les déchets sont périodiquement propulsés vers l'arrière du nez jusqu'à ce qu'ils soient avalés par la gorge au niveau du
nasopharynx.
Le mucus est
entraîné vers la gorge par la couche supérieure de l'épithélium alvéolaire, garnie de cils.
Cette couche
ciliaire est semblable à un tapis de millions de cils microscopiques qui piègent les irritants aériens et les propulsent vers le nasopharynx à la façon du mouvement d'une vague.
Si le mucus
est suffisamment dilué et que le nez n'est pas trop sec, on ne sentira même pas que l'on est, de fait, en train d'avaler du mucus de manière permanente. Une personne en bonne santé avale en
moyenne 0,65 litre de mucus par 24 heures.
Si les cils
sont endommagés ou paralysés, comme lors d'une infection nasale, le mucus devient épais et jaunâtre (purulent)s'accumule dans les fosses nasales, voire dans les sinus. Dans les cas de
sécheresse sévère, le mucus sèche dans le nez et forme des croûtes douloureuses.
Les cornets
divisent les voies respiratoires nasales en 3 passages aériens semblables à des sillons, les méats inférieur, moyen et supérieur, forçant ainsi l'air à s'écouler selon un modèle constant et
équilibré autour de la plus grande surface possible de cils et de tissu.
Grâce à eux,
le flux d'air est turbulent. Ainsi, il rencontre une surface suffisante de tissu muqueux et il est nettoyé, réchauffé et humidifié. Cela permet d'éviter que la gorge et les poumons ne soient
submergés d'air sale, froid et sec. Les cornets sont également riches de récepteurs nerveux sensibles au flux aérien (liés au circuit nerveux « trigéminé », le cinquième nerf crânien).
L'absence de cornet peut d'ailleurs causer une sensation d'obstruction nasale connue sous le nom de " obstruction paradoxale ". Ces récepteurs nerveux détectent la pression et la température et
aide ainsi, par un mécanisme encore inconnu, à l'activation des récepteurs d'odeurs situés dans les régions supérieures du nez. Les cornets inférieurs sont les
plus grands des cornets et sont les principaux tissus humidifiants, réchauffants, filtrants et orienteurs du flux aérien.
La majeure
partie du flux d'air inhalé voyage dans le méat moyen, entre les cornets inférieurs et les cornets moyens.
Les cornets
moyens sont plus petits et se projettent vers le bas à partir des sinus ethmoïdes. Ils abritent l'orifice du sinus maxillaire et du sinus ethmoïdal et agissent comme des tampons d'air
pour que les sinus ne soient pas en contact direct avec le flux d'air pressurisé nasal.
La partie supérieure de la fosse nasale est parcourue par les fibres nerveuses issues du bulbe olfactif.
Ci-dessous, ce que voit le medecin : cornets moyen et inférieur gauche, quand l'air entre dans le nez, il est filtré, nettoyé,
réchauffé, humidifié avant que celui-ci n'arrive dans le pharynx, le larynx, la trachée et enfin dans les poumons, trop de cornets réséqués et toutes ces fonctions ne seront plus
assurées, tout le système respiratoire et nerveux s'en trouvent alors très perturbés
Pour finir une vidéo de l’ anatomie nasale
On y voit la cloison, la vascularisation, les os et cartilages, le bulbe olfactif, les cornets, les nerfs, sinus
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